Clovis, étudiant en M1 Cybersécurité et Cloud à ÉSTIAM Paris, revient sur son parcours, son choix de se spécialiser dans la cybersécurité et les compétences qu’il développe aujourd’hui à travers les enseignements et travaux pratiques de sa formation.
D’une vision globale des systèmes d’information à la cybersécurité
Avant d’intégrer ÉSTIAM, j’ai suivi une Licence en Gestion des Systèmes d’Information. Cette formation m’a permis d’acquérir une vision globale de la manière dont une entreprise organise ses données, ses outils et ses processus.
Mais au fil de mon parcours, une question s’est imposée à moi : comment protéger concrètement tout ce système lorsqu’une personne cherche à le compromettre ?
C’est cette réflexion qui m’a progressivement orienté vers la cybersécurité. Je ne souhaitais plus uniquement comprendre comment fonctionnent les systèmes d’information, mais aussi apprendre à identifier leurs vulnérabilités et à mieux les protéger.
Pourquoi j’ai choisi la formation Cybersécurité et Cloud à ÉSTIAM
Je suis aujourd’hui en première année de M1 Cybersécurité et Cloud à ÉSTIAM Paris.
J’ai choisi cette formation parce qu’elle ne se limite pas à la sécurité informatique au sens traditionnel. Elle intègre également les enjeux liés au cloud, devenu incontournable dans les infrastructures actuelles.
Ce qui m’a également attiré, c’est la place accordée à la pratique. Dès le début de la formation, nous travaillons sur des exercices et des environnements techniques qui permettent de mettre directement en application les notions étudiées en cours.
Apprendre la cybersécurité en pratiquant
Depuis le début de l’année, nous ne restons pas uniquement dans la théorie : nous sommes régulièrement amenés à expérimenter et à analyser des situations concrètes.
Dans le cadre du module consacré à la sécurité des applications Web, j’ai par exemple réalisé, étape après étape, un audit sur un environnement de laboratoire volontairement vulnérable, VPLE.
Ce travail m’a notamment amené à :
- mettre en place un réseau isolé et réaliser des phases de reconnaissance avec Kali Linux et Nmap ;
- analyser les échanges HTTP à l’aide d’outils comme curl, Netcat et Burp Suite ;
- étudier différentes applications volontairement vulnérables, parmi lesquelles DVWA, OWASP Juice Shop, WebGoat, bWAPP, Mutillidae ou encore WordPress ;
- identifier et comprendre différents types de vulnérabilités ;
- rédiger un rapport de pentest structuré, en présentant la méthodologie utilisée, les preuves recueillies et les recommandations associées.
Ce type de travail m’a surtout appris à être rigoureux.
En cybersécurité, il ne suffit pas de penser avoir identifié une vulnérabilité : il faut être capable de la démontrer, de reproduire les résultats et de documenter précisément chaque étape.
Nous apprenons donc à travailler comme si nos analyses devaient ensuite être présentées à un client ou à une équipe technique.
Ce que la cybersécurité m’a appris sur le métier
Avant de commencer cette formation, j’avais forcément une certaine image du hacking et de la cybersécurité.
Ce qui m’a le plus surpris, c’est de constater à quel point la réalité repose avant tout sur la méthode, la patience et la documentation.
Lors du TP réalisé sur VPLE, une grande partie du travail consistait à vérifier les informations obtenues, comparer les résultats de plusieurs outils et recouper les données avant de tirer une conclusion.
Il faut aussi apprendre à reconnaître lorsqu’un élément ne peut pas être confirmé avec suffisamment de certitude.
Cette rigueur fait pleinement partie du métier, et c’est probablement l’un des aspects auxquels je m’attendais le moins avant de commencer à me former dans ce domaine.
Mon objectif : poursuivre mon apprentissage en entreprise
Je suis actuellement à la recherche d’une alternance pour poursuivre mon parcours et mettre en pratique, dans un environnement professionnel, les compétences développées pendant ma formation.
Deux domaines m’intéressent particulièrement : la sécurité offensive, notamment le pentest, et la sécurité cloud.
À ce stade de mon parcours, je souhaite continuer à expérimenter ces différentes facettes de la cybersécurité afin de mieux comprendre celle dans laquelle je souhaiterai me spécialiser par la suite.
Mon conseil aux étudiants qui souhaitent se lancer en cybersécurité
S’il y a une chose que j’ai comprise depuis le début de ma formation, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à tout maîtriser immédiatement.
En cybersécurité, une grande partie de l’apprentissage passe par la pratique.
Mon conseil serait donc de tester, expérimenter et recommencer. Des environnements comme VPLE, DVWA ou OWASP Juice Shop permettent par exemple de s’entraîner, de faire des erreurs et surtout de comprendre progressivement ce que l’on fait.
Il est également essentiel de documenter son travail : noter ses manipulations, ses résultats et ses erreurs permet de progresser beaucoup plus rapidement.
« On apprend en pratiquant, pas seulement en lisant. Il faut se lancer, accepter de faire des erreurs et documenter ce que l’on fait. »
K. C. Clovis Emmanuel
Étudiant en M1 Cybersécurité et Cloud – ÉSTIAM Paris