3 pointures du digital partagent leurs expériences aux Estiamien(ne)s

Le jeudi 6 mai, l’Éstiam a organisé un retour d’expérience (REX) avec 3 pointures du digital.

Philippe PASQUALI, ancien CDO de la Société Générale et fondateur de la société C-Level, spécialisée dans l’accompagnement de la transformation digitale des entreprises ; Philippe Aubertin fondateur de la société Axopen, spécialisée dans le développement informatique ; et Jefferson DE OLIVEIRA SILVA, professeur à l'Université pontificale catholique de São Paulo, qui est intervenu depuis le Brésil pour expliquer « Comment lutter contre les préjudices et le racisme avec le Traitement du langage naturel (IA) »

Tous nos étudiants de tous nos campus ont pu prendre conscience de l’importance et des enjeux de la transformation numérique sur les entreprises. En effet, le métier de développeur évolue au fil des années et notamment depuis l’arrivée de nouvelles notions comme « La Performance et la Scalabilité ».

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Philippe PASQUALI - « REX d'un ex-CDO du CAC 40 »

Philippe Pasquali accompagne l’Éstiam depuis de nombreuses années, notamment sur les modules pédagogiques Finance.

Lors de ce REX, il a présenté son parcours et ses différentes expériences professionnelles, en tant qu’ancien Chief Digital Officer de la Société Générale. 


Il a depuis créé la société C-Level spécialisée dans l'accompagnement de la transformation et innovation digitale des entreprises, plus précisément destinée à ses dirigeants. Au travers de son expérience professionnelle, Philippe a pu expliquer ce qu’était le digital et quels étaient les principaux défis et enjeux pour l’entreprise d’aujourd’hui qui évolue dans un monde qui se transforme de plus en plus vite.

Les entreprises lancent des projets de transformation digitale pour deux raisons principales : créer de nouveaux services pour leurs clients et pour améliorer leur efficacité l’efficacité opérationnelle.

Enfin, Philippe Pasquali a rappelé le principal défi de la transformation numérique : s’assurer que la Direction Générale de l’entreprise comprenait et pensait « Digital », quand elle devait mettre en place des projets. Comme le digital est aux services des métiers, il est indispensable de les comprendre pour les faire évoluer et accompagner chaque collaborateur dans la transformation de l’entreprise.


Philippe AUBERTIN, fondateur d’Axopen, une société d’expertise et développement informatique créée en 2010. Elle est spécialisée dans le développement informatique d’applications complexes avec un besoin de grande performance.

Philippe, avec Axopen, a participé en parallèles au développement de l’application de lecture, interactive et immersive Readiktion. De 2015 à 2019, il était aussi chercheur pour l’Unité de Recherche des Universités Lyon.

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Depuis Lyon, Philippe Aubertin, a donc rappelé l’objectif du métier du développeur, à l’origine : développer des outils qui fonctionnent et remplissent simplement le cahier des charges demandé. 

Mais depuis plus de 20 ans, des entreprises comme Google, Facebook développent des applications avec des nouveaux standards, des nouvelles performances de haut niveau qui changent, par conséquent, les attentes des utilisateurs :

  • Le temps de réponse : la durée d’exécution d’une opération sur le système d’information
  • La disponibilité du système : le bon état de fonctionnement sur une période donnée
  • La robustesse : la capacité d’un système à ne pas « planter » et « perdre ou corrompre » des données
  • La capacité de montée en charge : l’aptitude d’une application à offrir des temps de réponse « raisonnables » quand la quantité d’utilisateurs simultanés augmente.

Aujourd’hui ces nouvelles normes contribuent fortement au chiffre d’affaires des entreprises !

Après un bref rappel sur le fonctionnement d’une application, Philippe a expliqué la notion de scalabilité : la faculté d’un produit informatique à s’adapter aux fluctuations de la demande en conservant ses différentes fonctionnalités.

A l’aide d’un schéma, Philippe a mis en évidence l’architecture d’une application classique sur AWS et rappelé que chaque élément doit avoir la capacité d’encaisser la charge et doit être scalable et duplicable.

Il a conclu sur le fait que le plus important pour un développeur c’est de faire simple : concevoir une architecture simple, c’est la meilleure garantie des performances futures.


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Jefferson DE OLIVEIRA SILVA « How to fight against prejudice and racism with Natural Language Processing? « Comment lutter contre les préjugés et le racisme avec le Traitement du langage naturel »

Jefferson DE OLIVEIRA SILVA est titulaire d'un doctorat en informatique à l'Institut de mathématiques et de statistique de l'Université de São Paulo (Brésil), et d’un MSc (Master of Science) en informatique à l'Institut technologique brésilien de l'aéronautique.


Il travaille également en tant que professeur assistant et coordinateur de cours à l'
Université pontificale catholique de São Paulo, école partenaire de l'Éstiam, mais aussi en tant que chercheur et chef de projet au Centre d'information du réseau brésilien.

Lors de ce REX, Jefferson a commencé par évoquer que l’IA respecte les algorithmes implémentés par les développeurs, pouvant avoir 2 dimensions :

  • Des algorithmes basés sur la connaissance : on définit des règles et le système apprend
  • Des algorithmes basés sur la probabilité : on entraine le système et on lui donne des données pour prendre des décisions en calculant les probabilités.

Le système comprend différents types de données : la reconnaissance vocale, reconnaissance d’image et la reconnaissance textuelle.

De nombreuses méthodes sont utilisées pour obtenir des suggestions de mots grâce à l’IA mais parfois ces suggestions peuvent être malheureusement être « discriminantes ».

À la suite de ce constat, Jefferson, a développé le moteur de recherches « Zumbi », pour organiser, mesurer et étudier les préjugés et le racisme.

Grâce aux outils de traitement du langage naturel (NLP en anglais), il est désormais possible de collecter données à caractère raciste, notamment sur Twitter et les articles en ligne, afin de dénoncer les discriminations et permettre aux politiciens de prendre des décisions, et développer des solutions adaptées.

Tous les 15 jours depuis plusieurs mois, les équipes de l’Éstiam collaborent au projet Zumbi et se réunissent pour échanger sur les résultats des différentes étapes :

  1. « État de l’art » : identifier des sources, des biographies, pour aider à définir le concept du racisme car analyser le racisme en France et au Brésil est totalement différent du fait de nos cultures et de l’histoire respective des deux pays.
  2. « Collecte des données sur le web / Web Scrapping » : collecter des articles de presse (mode, sports cinéma), des sites web français et brésiliens.
  3. Stocker les données trouvées depuis chaque article et site web et en créer une base de données
  4. A partir de septembre : commencer la modélisation, analyse NLP, analyse des discours
  5. Créer un modèle de recherche pour présenter la modélisation et les articles collectés

Actuellement, les équipes travaillent sur l’étape 2, le Web Scrapping pour préparer ensuite l’analyse.

A la fin du projet, en décembre 2021, les résultats seront publiés et présentés au Congrès International de Data Science, devant des étudiants, des chercheurs, des doctorants…